De plus en plus d’adultes sont victimes de l’acné, et plus particulièrement les femmes entre 25 et 40 ans. Les éruptions se manifestent chez elles sur tout le pourtour de la bouche et le menton avec des poussées prémenstruelles, tandis que chez les hommes ce sont le dos et le cou qui en pâtissent.
On n’en connaît pas précisément les raisons, mais plusieurs hypothèses sont avancées. Au lieu de la protéger, l’utilisation abusive de cosmétiques finirait par agresser la peau. Le stress aurait également une influence néfaste. Enfin la pollution atmosphérique est aussi appelée au banc des accusés. En revanche les facteurs hormonaux et les moyens de contraception ne paraissent pas être en cause.
Des nouvelles pistes de recherche
Les spécialistes se penchent avec intérêt sur le rôle des anomalies du follicule pilo-sébacé pour comprendre les mécanismes de formation des fameux boutons. "Il est désormais possible de cultiver des cellules des glandes productrices du sébum et même des follicules pilo-sébacés" explique le Professeur Brigitte Dreno. Leur observation devrait permettre de mettre au point de nouveaux traitements. Les antiacnéiques locaux utilisés à ce jour, comme les rétinoïdes, agissent sur la régulation de la sécrétion de sébum, mais sont à l’origine d’effets secondaires importants.
Problème : les antibiotiques
Du côté des traitements généraux par voie orale, les antibiotiques (cyclines et érythromycine) sont souvent prescrits pour les personnes souffrant d’acné sévère. Mais le risque de développer des antibiorésistances existe bel et bien. "30 à 40 % des souches impliquées dans cette maladie de peau seraient aujourd’hui devenues résistantes" souligne Brigitte Dreno.
Si on ne meurt pas d’acné, les répercussions sur la qualité de vie des personnes affectées peuvent être réelles, surtout si elles manquent déjà de confiance en elles. N’hésitez pas à consulter un dermatologue qui trouvera le traitement le plus approprié à votre problème de peau.
Mathieu Ozanam













décembre 30, 2011
Santé